L’offre satellitaire basse et moyenne altitude se construit

Le problème de la connexion à Internet en haut débit semble préoccuper beaucoup de monde. Et les satellites peuvent constituer une solution intéressante sur le long terme, à condition de vaincre les vieux démons qui entachent de faillites la majorité des entreprises lancées dans ce domaine depuis vingt ans. Les satellites traditionnels géostationnaires sont généralement placés sur des orbites à près de 36 000 km de la terre. Comme ils sont géostationnaires, ils se situent toujours eu même endroit par rapport à un point de la terre et tournent avec la même vitesse angulaire que celle-ci. De plus, comme ils se situent en très haute altitude, ils « voient » une surface beaucoup plus grande du globe et il en faut donc moins pour assurer un service permanent, sans interruption.

Le problème est cependant double, car d’une part les fusées chargées de leur lancement devront être très puissantes, pour pouvoir placer les satellites sur la bonne orbite et à la bonne vitesse et seront donc très coûteuses et d’autre part le signal que nous allons recueillir mettra très longtemps avant de faire l’aller et retour sur nos machines, plus de 300 ms, ce qui est rédhibitoire pour des applications et des protocoles bavards, tels que peut l’être TCP, par exemple.

Ce type de satellite, de toute façon trop cher, ne pourra pas servir pour des applications transactionnelles. Il faudra donc chercher d’autres solutions, en prenant en compte tous les paramètres que sont : la latence en ms, la couverture de la surface de la terre et la durée d’une rotation, l’efficacité spectrale, la complexité de fabrication du satellite, les coûts et la fréquence spectrale attribuée et son positionnement par rapport aux autres services

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